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jeudi 26 janvier 2017

jeudi 29 septembre 2016

Pour Diane Bertrand


La belle enfance a dans sa poche
La transparence des couleurs.
Une sphère de sept bonheurs
Pris dans le cristal de la roche.
La belle enfance porte aussi
Parmi son trésor innombrable
Le crayon dur, la craie friable,
Outils secrets des graffiti.
La belle enfance tient l'épure
Qui sur la piste du départ
Lance la tête du têtard
Embarrassée de son enflure.
La belle enfance a dans sa main
L'humanité qui se dessine
Et toute simple s'achemine
Vers les lignes de son destin.

Pierre Menanteau    Graffiti

lundi 12 septembre 2016

Reçu de Diane Bertrand









Un joli texte de Diane , reçu du Canada, j'aime beaucoup «  le maquillage du temps », notre approche à tous du journal intime, journal de bord, carnet de voyage ...

Un grand merci Diane

 Plus d'infos sur Diane ici : Art terre de poésie

dimanche 4 septembre 2016

Pour Diane Bertrand



Le Serpent qui danse


Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L'or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D'un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon coeur!

Charles Baudelaire

samedi 4 juin 2016

Reçu de Diane Bertrand





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Ce sont nos amis
sur le ruban
de la route
Ce sont nos rubis
dans la nuit
du doute
ce sont nos voix
dans le désert
du langage
C’est l’horizon
qui rougeoie
et son soleil
qui déçoit
Ce sont nos ombres
qui s’allongent
et nos conversations
qui se prolongent

Kamal Zerdoumi   Mots

Merci Diane pour cet envoi ...
Plus d'infos sur Diane ici : Art terre de poésie