Très fort puni sans autre raison. L'injure n'est jamais assez forte Il sait qu'il aura toujours tort. Un être sans valeur aucune Il traîne ses peines faute de rancune. Depuis l'antiquité si loin On crachait toujours dans son foin. Son caractère s'assombrit Par tous les coups qu'il a reçus. Très stoïquement il porte la charge Bien tristement il vit en marge De tous les autres animaux. Puisqu'on le prend pour un grand sot Il suffit qu'il remue sa tête Pour qu'on l'insulte, oh quelle sale bête. Il vient d'atteindre ce triste seuil D'avoir toujours une larme à l'oeil. Cette douleur si profonde au coeur Il voudrait bien qu'on l'aime un peu. Rien qu'une parole en récompense Pour avoir subi tant de souffrance. Ses yeux demandent une caresse douce Une bonne parole pour sa frimousse. Une petite douceur pour qu'il le voit Pour avoir droit à un peu de joie. Mais rien ne vient pour venir en aide. - Un mot pour dire qu'il n'est pas laid - Cet âne avec une âme si noble Doit mettre bien des sentiments au comble. D'une telle insulte aux êtres vivants J'ai de la honte, si grande si grande Un sentiment d'immense tristesse Pour ce petit âne d'une telle noblesse. |
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lundi 25 septembre 2017
Pour Isabelle Paillard
lundi 6 février 2017
Reçu de Isabelle Paillard
J’ouvre mes paupières vers cet écran de vie
Qui s’élève en ce lieu comme un grand pont-levis.
La foule est complice de mes rêves qui osent;
Nous sommes le soleil et la mer en osmose.
Quelle chose belle, cette évasion épique!
À fleur de peau, ah! telle une exquise musique,
Une larme de joie caresse ma joue rose;
Mon bonheur repose dans cette apothéose.
Fée enchanteresse et sirène nous ravivent;
Tragédie, horreur et comédie nous captivent.
Prince d’un art nouveau, le cinéma revit.
Cyclope, centaure et dragon nous terrorisent;
Vampire, fantôme et spectre nous traumatisent.
Cent ans de prodiges, le septième art survit.
P. Claudel Le cinéma
Merci Isabelle pour cet envoi cinématographique, l'occasion de redécouvrir ce poème de Claudel ....
mercredi 28 septembre 2016
Pour Isabelle Paillard
L’enfant n’a pas de frontière
Il s’envole vers l’imaginaire
À l’histoire qu’on lui lit
Un conte des milles et une nuit
Il deviendra un pirate
Une princesse ou un acrobate
Car ce qu’on lui lit
Lui, il le vit
Le temps d’un conte
Il est dans son monde
Un univers magique
Cette enfant, ce héro unique
La lecture sert l’imagination
Et développe la création
Laissons nos enfants s’envoler
Vers un monde enchanté
Il s’envole vers l’imaginaire
À l’histoire qu’on lui lit
Un conte des milles et une nuit
Il deviendra un pirate
Une princesse ou un acrobate
Car ce qu’on lui lit
Lui, il le vit
Le temps d’un conte
Il est dans son monde
Un univers magique
Cette enfant, ce héro unique
La lecture sert l’imagination
Et développe la création
Laissons nos enfants s’envoler
Vers un monde enchanté
Gemma Anglehart La Lecture
lundi 5 septembre 2016
Reçu de Isabelle Paillard
« Les
heures, les jours, les mois, s'envolaient dans ce pays autrement
qu'ailleurs; le temps s'écoulait sans laisser de traces, dans la
monotonie d'un éternel été... »
Le mariage de Loti
Le mariage de Loti
Chouette,
un écrivain voyageur à l'honneur ! Merci Isabelle pour ce bel envoi, le déclic fut pour
elle une expo sur Loti à Rochefort sur mer, c'est peut-être toujours
d'actualité ....
lundi 27 juin 2016
dimanche 5 juin 2016
mardi 26 avril 2016
Pour Isabelle Paillard
Italie, Italie, ô terre où toutes choses
Frissonnent de soleil, hormis tes méchants vins !
Paradis où l’on trouve avec des lauriers-roses
Des sorbets à la neige et des ballets divins !
Terre où le doux langage est rempli de diphthongues !
Voici qu’on pense à toi, car voici venir mai,
Et nous ne verrons plus les redingotes longues
Où tout parfait dandy se tenait enfermé.
Sourire du printemps, je t’offre en holocauste
Les manchons, les albums et le pesant castor.
Hurrah ! gais postillons, que les chaises de poste
Volent, en agitant une poussière d’or !
Les lilas vont fleurir, et Ninon me querelle,
Et ce matin j’ai vu mademoiselle Ozy
Près des Panoramas déployer son ombrelle :
C’est que le triste hiver est bien mort, songez-y !
Voici dans le gazon les corolles ouvertes,
Le parfum de la sève embaumera les soirs,
Et devant les cafés, des rangs de tables vertes
Ont par enchantement poussé sur les trottoirs.
Adieu donc, nuits en flamme où le bal s’extasie !
Adieu, concerts, scotishs, glaces à l’ananas ;
Fleurissez maintenant, fleurs de la fantaisie,
Sur la toile imprimée et sur le jaconas !
Et vous, pour qui naîtra la saison des pervenches,
Rendez à ces zéphyrs que voilà revenus,
Les légers mantelets avec les robes blanches,
Et dans un mois d’ici vous sortirez bras nus !
Bientôt, sous les forêts qu’argentera la lune,
S’envolera gaîment la nouvelle chanson ;
Nous y verrons courir la rousse avec la brune,
Et Musette et Nichette avec Mimi Pinson !
Bientôt tu t’enfuiras, ange Mélancolie,
Et dans le Bas-Meudon les bosquets seront verts.
Débouchez de ce vin que j’aime à la folie,
Et donnez-moi Ronsard, je veux lire des vers.
Par ces premiers beaux jours la campagne est en fête
Ainsi qu’une épousée, et Paris est charmant.
Chantez, petits oiseaux du ciel, et toi, poëte,
Parle ! nous t’écoutons avec ravissement.
C’est le temps où l’on mène une jeune maîtresse
Cueillir la violette avec ses petits doigts,
Et toute créature a le coeur plein d’ivresse,
Excepté les pervers et les marchands de bois !
Théodore de Banville (1823-1891)
vendredi 8 avril 2016
mardi 1 mars 2016
mardi 19 janvier 2016
mardi 29 novembre 2011
mercredi 8 juin 2011
vendredi 30 avril 2010
586 - Reçu de Isabelle Paillard
" Le soir jetait du bleu parmi les cheveux blonds,
Le jour luttait encore avec le clair de lune,
On se taisait souvent ...et puis de l'un à l'une,
Glissaient des mots très courts et des regards très longs . "
-
dimanche 7 février 2010
Pour Isabelle Paillard
samedi 9 janvier 2010
335 - Reçu de Isabelle Paillard
" Le bleu domine, comme s'il devait
Distraire un regard d'une couleur
Plus dure, moins proche du noir .
-
Il fait aller le coeur . "
Henri Deluy " Le temps longtemps . "
samedi 7 novembre 2009
mercredi 30 septembre 2009
195 - Reçu de Isabelle Paillard
" Le farniente est une merveilleuse occupation.
Dommage qu'il faille y renoncer pendant les vacances, l'essentiel étant alors de faire quelquechose. "
Pierre Daninos " Vacances à tous prix ."
dimanche 21 juin 2009
Pour Isabelle Paillard
mardi 16 juin 2009
vendredi 22 mai 2009
Pour Isabelle Paillard
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