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jeudi 9 février 2017
mercredi 26 octobre 2016
Pour Emmanuelle Villebrun
Chaque matin, au saut du perchoir, le coq regarde si l’autre est toujours là, – et l’autre y est toujours.
Le coq peut se vanter d’avoir battu tous ses rivaux de la terre, – mais l’autre, c’est le rival invincible, hors d’atteinte.
Le coq jette cris sur cris : il appelle, il provoque, il menace, – mais l’autre ne répond qu’à ses heures, et d’abord il ne répond pas.
Le coq fait le beau, gonfle ses plumes, qui ne sont pas mal, celles-ci bleues, et celles-là argentées, – mais l’autre, en plein azur, est éblouissant d’or.
Le coq rassemble ses poules, et marche à leur tête.
Voyez : elles sont à lui ; toutes l’aiment et toutes le craignent, – mais l’autre est adoré des hirondelles.
Le coq peut se vanter d’avoir battu tous ses rivaux de la terre, – mais l’autre, c’est le rival invincible, hors d’atteinte.
Le coq jette cris sur cris : il appelle, il provoque, il menace, – mais l’autre ne répond qu’à ses heures, et d’abord il ne répond pas.
Le coq fait le beau, gonfle ses plumes, qui ne sont pas mal, celles-ci bleues, et celles-là argentées, – mais l’autre, en plein azur, est éblouissant d’or.
Le coq rassemble ses poules, et marche à leur tête.
Voyez : elles sont à lui ; toutes l’aiment et toutes le craignent, – mais l’autre est adoré des hirondelles.
...
Jules Renard Le coq
samedi 17 septembre 2016
mardi 17 mai 2016
Pour Emmanuelle Villebrun
Adieu mes jours enfants, paradis éphémère !
Fleur que brûle déjà le regard du soleil,
Source dormeuse où rit une douce chimère,
Adieu ! L’aurore fuit. C’est l’instant du réveil !
Fleur que brûle déjà le regard du soleil,
Source dormeuse où rit une douce chimère,
Adieu ! L’aurore fuit. C’est l’instant du réveil !
J’ai cherché vainement à retenir tes ailes
Sur mon coeur qui battait, disant : » Voici le jour ! «
J’ai cherché vainement parmi mes jeux fidèles
A prolonger mon sort dans ton calme séjour ;
Sur mon coeur qui battait, disant : » Voici le jour ! «
J’ai cherché vainement parmi mes jeux fidèles
A prolonger mon sort dans ton calme séjour ;
L’heure est sonnée, adieu mon printemps, fleur sauvage ;
Demain tant de bonheur sera le souvenir.
Adieu ! Voici l’été ; je redoute l’orage ;
Midi porte l’éclair, et midi va venir.
Demain tant de bonheur sera le souvenir.
Adieu ! Voici l’été ; je redoute l’orage ;
Midi porte l’éclair, et midi va venir.
Ondine Valmore Adieu à l'enfance
lundi 9 mai 2016
Reçu de Emmanuelle Villebrun
recto
verso
intérieur
Le vert pour les pommes et les prairies,
Le jaune pour le soleil et les canaris,
Le rouge pour les fraises et le feu,
Le noir pour la nuit et les corbeaux,
Le gris pour les ânes et les nuages,
Le bleu pour la mer et le ciel,
Et toutes les couleurs pour colorier
Le monde.
Chantal Couliou Crayons de couleurs
Merci Emmanuelle pour ce nouvel envoi
vendredi 4 mars 2016
Pour Emmanuelle Villebrun
La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.
Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.
On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.
Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.
Guy de Maupassant Des vers
mardi 9 février 2016
dimanche 20 septembre 2015
mardi 15 septembre 2015
mercredi 1 juin 2011
jeudi 18 mars 2010
Pour Emmanuelle Villebrun
" Toi qui regardes sans sourire
Et de face en tournant le dos
Tu me sembles un beau navire
Voiles dehors et quels dodos ...."
-
lundi 15 mars 2010
444 - Reçu de Emmanuelle Villebrun
" Au crépuscule le soir vient dans un bruit de rosée;
Le milan efface de ses ailes le parfum du soleil;
Quand sont éteintes les couleurs de la terre le poème
Se prépare pour le conte, les lucioles étincellent;
-
Jibananda Das "Bonolota sen . "
jeudi 18 février 2010
401 - mail art reçu de Emmanuelle Villebrun
lundi 1 février 2010
Pour Emmanuelle Villebrun
samedi 16 janvier 2010
347 - Reçu de Emmmanuelle Villebrun
jeudi 7 janvier 2010
Pour Emmanuelle Villebrun
jeudi 10 décembre 2009
301 - Reçu de Emmanuelle Villebrun
" Un hydrolat lacrymal lave
Les cieux vert-chou :
Sous l'arbre tendronnier qui bave,
Vos caoutchoucs . "
Arthur Rimbaud " Mes petites amoureuses . "
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