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mercredi 4 octobre 2017

Pour Fred



Sur l’onde calme et lisse dansent les libellules
Et leur ballet léger, élégant et gracile
Rythme le vent qui glisse sur les bulles…
Fluidité des petites pattes habiles

Fils de lumière lus comme une élégie
A la lune qui luit dans son lointain hâlo
L’air allie les effluves lentes des ancolies
Au lilas blanc qui brille au bord de l’eau

Soudain la brise lève, et le caprice du vent
Qui souffle en risées, balaie ces ballerines
Fragiles, et les fines aiguilles d’argent
Se fondent dans les lueurs purpurines

L’étang se ride, la nuit calme répond en écho…

Didier Meral

jeudi 30 mars 2017

Reçu de Frederique Hemery


Je voudrais aimer autrement,
Hélas ! Je voudrais être heureuse !
Pour moi l'amour est un tourment,
La tendresse m'est douloureuse.
Ah ! Que je voudrais être heureuse !
Que je voudrais être autrement !


Vous dites que je changerai :
Comme vous je le crois possible,
Mon coeur ne sera plus sensible ;
Je l'espère, car je mourrai.
Oui ! Si la mort peut l'impossible,
Vous dites vrai, je changerai !

Marceline Desbordes-Valmore   L'Espoir

 
Merci Fred, pour ces vœux, fort bien accompagnés par 
 Marceline Desbordes-Valmore ! J'aime beaucoup et cite 
souvent cette poétesse ....

Le blog de Frédérique :   http://commeunelettre.blogspot.com/

vendredi 30 septembre 2016

Pour Fred




Jamais coupe d'opale, où boivent les abeilles,
Jamais perle d'azur, étoilant nos corbeilles,
Ou vivant de notre air dans l'air vivant des blés,
N'ont agi plus longtemps sur mes songes troublés,
Que ce fantôme noir d'une plante momie,
Dans son champ souterrain six mille ans endormie.
Les jeunes sœurs d'hier, opulentes ou non,
Ont toutes des couleurs, qui nous disent leur nom,
Qui content à nos sens les secrets de leur vie ;
Mais cette fleur de pierre, aux cavernes ravie,
Que semble, en l'éclairant, renier le soleil,
Quelle énigme sans fond renferme son sommeil !
Obscur comme la tombe, et plus impénétrable,
Sphinx jadis éphémère, aujourd'hui si durable,
Voyageur engourdi, qui reviens de si loin,
Que sais-tu de la terre ? Avait-elle un témoin,
Quand, la couronne au front, de ta couche élancée,
La lumière sauva ta royauté passée ?
Né comme toi des pleurs ou des baisers du jour,
Le vol des papillons t'a-t-il parlé d'amour
Oasis de parfums, dans les déserts flottante,
À quel sylphe nomade as-tu servi de tente ?
Quelle ombre a rafraîchi ton germe ? quel oiseau
Vint, pour te saluer, chanter sur ton berceau ?
Avant d'y promener sa force vagabonde,
L'homme avait-il déjà des vassaux dans ce monde ;
Ou, du globe encor vide astre silencieux,
N'as-tu de ta splendeur étonné que les cieux ?

Quand j'interroge ainsi ton spectre avec mon rêve,
Je ne sais quel brouillard de ta cendre s'élève,
Où, comme des vaisseaux, glissent, appareillés,
Des jours évanouis les trésors réveillés.
Des monstres primitifs la race qui s'exhume
Repeuple devant moi cet océan de brume,
Et l'air ressuscité s'encombre de dragons,
Dont le vol fait crier le monde sur ses gonds.
Autour de ton néant je vois, comme un mirage,
Des continents proscrits bouillonner le naufrage,
Et des mers d'autrefois ranimant les complots
Je te vois, dans ta fosse installé par les flots,
Des siècles décédés confident oculaire,
Nous garder, de leur fin, ta mort pour exemplaire.

Écho pétrifié des temps qui sont perdus,
Tes oracles muets, dans mon âme entendus,
Refont tout le passé dépouille par dépouille.
Fleur antique, salut ! chrysalide de houille,
D'où s'envole, à mes yeux, un vivant univers.
Pour qui l'y veut chercher, quelle moisson de vers
Rayonne sous la nuit de tes mornes pétales,
Genèse où le déluge a scellé ses annales,
Et qu'à livre fermé comprennent nos esprits !
Poème plus confus que ces vieux manuscrits,
Que rangeait Pompeïa dans ses cases de poudre,
Et qui dorment sans voix calcinés par la foudre,
Ton silence éloquent me parle plus haut qu'eux.
Tout ce qu'on peut glaner sous leurs plis ténébreux,
Fût-ce un soupir perdu de la Grèce ou de Rome,
C'est quelque mot terrestre, imparfait comme l'homme,
Dont le sens préféré n'est pas toujours le bon :
Toi, l'on n'épelle pas tes feuilles de charbon
Sans en voir aussitôt, comme une ombre empressée,
Sortir un mot de Dieu, traduit par la pensée.

Jules Lefèvre Deumier    La fleur fossile

samedi 24 septembre 2016

Reçu de Frederique Hemery,


Une histoire sans paroles de Fred, j'aime beaucoup l'idée que la poésie mène à l'âme, probablement que quelquefois, c'est aussi le plus COURT chemin ....

merci Fred ....
 

vendredi 23 septembre 2016

Pour Frederique Hemery,


"Je t'offre ces fleurs de tes îles bien-aimées
]Sous nos ciels en pleurs,
Reconnais-tu leurs couleurs
Et leurs âmes parfumées"

Pour cueillir la branche dont l'eau berce la couleur
Sur l'eau je me penche
Hélas j'ai trempé ma manche
Et je n'ai pas pris de fleur

Sur l'eau de l'étang l'herbe à la plante enlacée
Vert tapis s'étend
Aucun regard ne descend
Jusqu'au fond de ma pensée

Les brumes complices cachent les fleurs du prunier
Ô vent printanier
Va dérober au calice
L'odeur qui fait mes délices

Les brumes complices cachent les fleurs du prunier
Ô vent printanier
Va dérober au calice
L'odeur qui fait mes délices


Les poèmes de la libellule - traduit par Judith GAUTIER

jeudi 1 septembre 2016

Reçu de Fred






Dans leur cercueil de fer-blanc
plein d’huile au puant relent
marinent décapités
ces petits corps argentés
pareils aux guillotinés
là-bas au champ des navets !
Elles ont vu les mers, les
côtes grises de Thulé,
sous les brumes argentées
la Mer du Nord enchantée...
Maintenant dans le fer-blanc
et l’huile au puant relent
de toxiques restaurants
les servent à leurs clients !
Mais loin derrière la nue
leur pauvre âmette ingénue
dit sa muette chanson
au Paradis-des-poissons,
une mer fraîche et lunaire
pâle comme un poitrinaire,
la Mer de Sérénité
aux longs reflets argentés
où durant l’éternité,
sans plus craindre jamais les
cormorans et les filets,
après leur mort nageront
tous les bons petits poissons !...

Sans voix, sans mains, sans genoux
sardines, priez pour nous !...

Georges Fourest Sardines à l'huile

Que d'humour dans ces " Sardines à l'huile ", merci Fred ....

mardi 24 mai 2016

Reçu de Frederique Hemery




Si tu trouves sur la plage
un très joli coquillage
compose le numéro
océan zéro zéro
et l'oreille à l'appareil
la mer te racontera
dans sa langue des merveilles
que papa te traduira.

Claude Roy


Un joli poème de Claude Roy, sur une belle mise en page, " Quel plaisir de r...ecevoir ce genre de courrier " ...
Merci Fred

 Plus d'infos et galeries en cliquant sur : Comme une lettre à la poste dans la liste des blogs ci-contre , ou là :

mercredi 1 juin 2011

Reçu de Frédérique Hemery


Rappel : L'appel  " Libellules " de Frédérique est permanent .
Catalogue non exhaustif avec l'appel " Libellules" de Frédérique .
http://commeunelettre.blogspot.com/

mercredi 10 février 2010

Pour Frédérique Hemery

" On dirait que le nuage est amoureux d'elle:
Où qu'elle aille il suit son baldaquin . "
Abû L-Alâ Al -Ma'arrî


vendredi 22 janvier 2010

368 - Reçu de Frédérique Hemery

" Libellule, reprends tes ailes,
Moi , je brûlerai tous mes vers ; "
François Fabié " Ma libellule . "


Merci Frédérique .
Rappel ,Frédérique a trois appels en cours :
Libellules
Souvenirs d'enfance
Portrait chinois
Plus d'infos et galeries en cliquant sur : Comme une lettre à la poste dans la liste des blogs ci-contre .

mercredi 1 avril 2009

dimanche 22 mars 2009

Reçu de Frédérique Hemery

"Ce nuage là
De qui
Enveloppe-t-il
Les larmes. " Matsuo Bashô Une belle enveloppe en papier washi , inspirée des enveloppes japonaises :
noshi- bukuro .
Frédérique a trois appels en cours :
Les libellules .
Souvenirs d'enfance .
Portrait chinois .
Pour plus d'infos : http://commeunelettre.blogspot.com/