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jeudi 1 juin 2017
mercredi 24 mai 2017
Reçu de Yvette de Andres
Rends-le-moi, rends-le-moi, ce gracieux sourire
Que j’ai cru sur ta lèvre entrevoir en passant !
Qu’il soit né d’un caprice, ou que l’amour l’inspire,
N’importe ! — rends-le-moi, ce gracieux sourire,
Je veux me croire aimé, ne fût-ce qu’un instant.
Je sais que ton regard ne brille que pour plaire ;
Que sa flamme est pareille à la froide lumière
Qu’en nos climats glacés nous verse le soleil ;
Que c’est au prix des pleurs que tu vends ton sourire,
Et que tu fais payer une heure de délire
Par des jours d’amertume, et des nuits sans sommeil.
Que j’ai cru sur ta lèvre entrevoir en passant !
Qu’il soit né d’un caprice, ou que l’amour l’inspire,
N’importe ! — rends-le-moi, ce gracieux sourire,
Je veux me croire aimé, ne fût-ce qu’un instant.
Je sais que ton regard ne brille que pour plaire ;
Que sa flamme est pareille à la froide lumière
Qu’en nos climats glacés nous verse le soleil ;
Que c’est au prix des pleurs que tu vends ton sourire,
Et que tu fais payer une heure de délire
Par des jours d’amertume, et des nuits sans sommeil.
Mais j’ai besoin d’aimer, de croire à l’espérance ;
J’ai besoin que sa fleur sur ma triste existence
Jette un léger parfum qui réveille mon cœur ;
Détrompé mille fois, ce cœur veut l’être encore :
Je te crains, mais te suis ; te maudis, mais t’adore,
Et j’ai soif d’être ému, même au prix du malheur.
Rends-moi donc, rends-le-moi, ce gracieux sourire,
Que j’ai cru sur ta lèvre entrevoir en passant ;
Qu’il soit né d’un caprice, ou que l’amour l’inspire,
N’importe ! — rends-le-moi, ce gracieux sourire ;
Que je me croie aimé, ne fût-ce qu’un instant !
Jean Polonius
Merci Yvette pour ce joli sourire ....
lundi 8 mai 2017
Pour Yvette de Andres
" Je compare vos yeux à ces claires fontaines
Où les astres d'argent et les étoiles d'or
Font miroiter, la nuit, des flammes incertaines.
Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort,
Il faut que l'astre émigre et que l'étoile meure,
Pour renaître, passer, luire et s'éteindre encor.
Si cruels maintenant, si tendres tout à l'heure,
Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants,
Et l'amour ne s'y mire et l'amour n'y demeure
Que le temps d'un reflet sous le frisson des vents. "
Où les astres d'argent et les étoiles d'or
Font miroiter, la nuit, des flammes incertaines.
Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort,
Il faut que l'astre émigre et que l'étoile meure,
Pour renaître, passer, luire et s'éteindre encor.
Si cruels maintenant, si tendres tout à l'heure,
Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants,
Et l'amour ne s'y mire et l'amour n'y demeure
Que le temps d'un reflet sous le frisson des vents. "
Charles Le Goffic
lundi 13 mars 2017
Reçu de Yvette de Andres
Mignonne, quand la lune éclaire
La plaine aux bruits mélodieux,
Lorsque l'étoile du mystère
Revient sourire aux amoureux,
As-tu parfois sur la colline,
Parmi les souffles caressants,
Entendu la chanson divine
Que chantent les blés frémissants ?
Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
As-tu parfois sous la ramure,
A l'heure où chantent les épis,
Ecouté leur joyeux murmure
Au bord des vallons assoupis ?
Connais-tu cette voix profonde,
Qui revient, au déclin du jour,
Chanter parmi la moisson blonde
Des refrains palpitants d'amour ?
Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Mignonne, allons à la nuit close
Rêver aux chansons du printemps
Pendant que des parfums de rose
Viendront embaumer nos vingt ans !
Aimons sous les rameaux superbes,
Car la nature aura toujours
Du soleil pour dorer les gerbes
Et des roses pour nos amours !
L. Le Maître La chanson des blés d'or
La plaine aux bruits mélodieux,
Lorsque l'étoile du mystère
Revient sourire aux amoureux,
As-tu parfois sur la colline,
Parmi les souffles caressants,
Entendu la chanson divine
Que chantent les blés frémissants ?
Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
As-tu parfois sous la ramure,
A l'heure où chantent les épis,
Ecouté leur joyeux murmure
Au bord des vallons assoupis ?
Connais-tu cette voix profonde,
Qui revient, au déclin du jour,
Chanter parmi la moisson blonde
Des refrains palpitants d'amour ?
Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Mignonne, allons à la nuit close
Rêver aux chansons du printemps
Pendant que des parfums de rose
Viendront embaumer nos vingt ans !
Aimons sous les rameaux superbes,
Car la nature aura toujours
Du soleil pour dorer les gerbes
Et des roses pour nos amours !
L. Le Maître La chanson des blés d'or
Merci Yvette pour cette chanson, paroles de L. Le Maître ( écrite fin 19ème siècle), et chantée par Armand Mestral, Jack Lantier, et bien d'autres ....
vendredi 11 novembre 2016
Reçu de Yvette de Andres
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.
Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serai sous la terre et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos :
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène
Merci Lutin pour ce joli poème de Pierre de Ronsard, et pour cette mise en page abondamment fleurie ....
dimanche 3 avril 2016
Pour Yvette de Andres
Sous leurs jupons ensevelies,
Sarcophages lourds et mouvants
Bien peu d’entre elles sont jolies
Leurs visages sont décevants.
Les coiffes sont tant ajustées
Qu’on les croirait en vérité
Dans les figures incrustées
Par miracle d’hérédité.
Leurs cotillons en étagère
Superposent des tons divers.
Leur taille épaisse s’exagère
Dans les rubans jaunes et verts.
La broderie sur leur corsage
Étale tout l’or d’un sillon
Et la santé sur leur visage
Rutile et luit en vermillon.
On les tient pour des phénomènes.
Ambulantes curiosités,
Vous étonnez, ô Bigoudènes
Les amateurs d’antiquités…
Jeanne Neis-Nabert Silences brisés
Sarcophages lourds et mouvants
Bien peu d’entre elles sont jolies
Leurs visages sont décevants.
Les coiffes sont tant ajustées
Qu’on les croirait en vérité
Dans les figures incrustées
Par miracle d’hérédité.
Leurs cotillons en étagère
Superposent des tons divers.
Leur taille épaisse s’exagère
Dans les rubans jaunes et verts.
La broderie sur leur corsage
Étale tout l’or d’un sillon
Et la santé sur leur visage
Rutile et luit en vermillon.
On les tient pour des phénomènes.
Ambulantes curiosités,
Vous étonnez, ô Bigoudènes
Les amateurs d’antiquités…
Jeanne Neis-Nabert Silences brisés
mercredi 16 mars 2016
Reçu de Yvette de Andres
Le vieux et son chien
S'il était le plus laid
De tous les chiens du monde,
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.
De tous les chiens du monde,
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.
Si j'étais le plus laid
De tous les vieux du monde,
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.
De tous les vieux du monde,
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.
Et nous serions tous deux,
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde
A cause de ses yeux
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde
A cause de ses yeux
Pierre Menanteau Florilège (1959)
Un grand merci Lutin pour ce " vieux et son chien "
En cliquant ici vous trouverez les infos, appels et galeries de Yvette.
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