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vendredi 17 mars 2017

Reçu de Martine Latrille



Avec au dos un poème d'un auteur vivant qui ne souhaite pas être cité. Dommage !

Merry Christmas et au verso Bonne année, j'ai vraiment beaucoup de retard ...
Merci Martine

vendredi 1 juillet 2016

Pour Martine Latrille



La faute à Voltaire

Gavroche:
Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau
Je ne suis pas notaire, c'est la faute à Voltaire
Je suis petit oiseau, c'est la faute à Rousseau


Je suis tombé sur terre
Meme Dieu ne sais pas comment
Je n'ai ni père, ni mère
Qui m'reconnaissent leur enfant
Je m'suis fait une famille
Avec ce qui n'en ont pas
Joyeux drilles en guenilles
Avec un coeur gros comme ça


Je suis un va-nu-pieds
Mais, nu, le pied va quand même
Je prends ce qui me plaît
Pour payer, pas de problème
Je fais des pieds de nez
Aux marchands et à leurs dames

Tous:
Et pour te rattraper
Il leur faut plus qu'un gendarme

Gavroche:
On me connaît partout
De Clignancourt à Belleville
Je suis aimé par tous
Sauf par les sergents de ville
Je vis de ce qui vient
Et de ce qui ne vient pas
Sans savoir à l'avance
Menu du prochain repas
Misére est mon trousseau

Tous:
C'est la faute à Rousseau
On est laid à Nanterre

Gavroche:
C'est la faute à Voltaire

Tous:
Et bête à Palaiseau

Gavroche:
C'est la faute à Rousseau

Tous:
Si tu n'es pas notaire

Gavroche:
C'est la faute à Voltaire

Tous:
Tu es petit oiseau

Gavroche:
C'est la faute à Rousseau


Victor Hugo     Les Misérables

jeudi 23 juin 2016

Reçu de Martine Latrille




Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants ne les entraînent trop fort
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile dehors

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir
Et les vagues jamais ne les ont emportés
Leur voyage est fini avant de commencer

Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu’ils ont désappris comment se libérer !
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment sûr de ne pas chavirer

Je connais des bateaux qui s’en vont à plusieurs
Affronter le grand vent au-delà de la peur
Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu
Sur les routes de la mer où les mène leur jeu

Je connais des bateaux qui n’ont jamais fini
De partir encore chaque jour de leur vie
Et qui ne craignent pas parfois de s’élancer
Côte à côte en avant au risque de sombrer

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Lacérés de partout mais plus braves et plus forts
Je connais des bateaux débordants de soleil
Quand ils ont partagé des années de merveilles

Je connais des bateaux qui reviennent toujours
Quand ils ont navigué jusqu’à leur dernier jour
Tout prêts à déployer leurs ailes de géants
Parce qu’ils ont un coeur à taille d’océan.

Jacques Brel

Avec cette enveloppe " bateau ", j'ai associé cet autre poème de
Jacques Brel
Merci Martine pour cet envoi