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mercredi 18 octobre 2017
vendredi 24 mars 2017
Reçu de Isabelle Obriot
C'est alors qu'apparut le renard.
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta : · Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
· Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
· Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est ce que signifie " apprivoiser " ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... "
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi , qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
...
Antoine de Saint-Exupéry
· Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
· Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est ce que signifie " apprivoiser " ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... "
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi , qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
...
Antoine de Saint-Exupéry
Le renard du Petit Prince manquait à cette galerie, merci Isabelle d'y remédier ....
mercredi 1 février 2017
Reçu de Isabelle Obriot
Mais que font les trains dans les gares
depuis qu'on ferre les chemins ?
Dans les gares, les trains rêvent
et tous ces rêves de tant de trains
emplissent l'air des gares,
autour des gares et parfois loin.
Francis Dannemark Gare du nord
depuis qu'on ferre les chemins ?
Dans les gares, les trains rêvent
et tous ces rêves de tant de trains
emplissent l'air des gares,
autour des gares et parfois loin.
Francis Dannemark Gare du nord
Merci Isabelle pour ces trains rêveurs ....
Rappel :
Le blog d'Isabelle est ici : Mailisart
Le blog d'Isabelle est ici : Mailisart
mercredi 2 novembre 2016
Pour Isabelle Obriot
Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent !
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent !
Sans remuer, ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.
Leur attitude au sage enseigne,
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne :
Le tumulte et le mouvement.
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne :
Le tumulte et le mouvement.
L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.
Charles Baudelaire, Les hiboux Les Fleurs du mal
mercredi 19 octobre 2016
Reçu de Isabelle Obriot
Un buffle se repose dans la rizière
l'oiseau chante !
L'homme arrive, attelle le buffle. Ils se mettent au travail
l'oiseau chante !
Le temps passe, le riz pousse, le buffle et l'homme patientent
l'oiseau chante !
Le riz est mûr. L'homme et le buffle se mettent au travail
l'oiseau chante !
Quand le riz est récolté, l'oiseau arrive et commence à picorer.
L'homme chasse l'oiseau :" Va-t-en toi qui n'a fait que chanter quand le buffle et moi avons tant travaillé !"
Mais le buffle protège l'oiseau car : " Par son chant, il a allégé notre peine et facilité notre travail,
il mérite donc lui aussi sa part de riz !"
D'après le conte " Le buffle et l'oiseau " de Catherine Zarcate
Un mail art comme je les aime de Isabelle, carton, pages de vieux dictionnaire, feutrines de couleur, avec un joli conte, texte totalement inconnu pour moi ....
Merci Isabelle .
l'oiseau chante !
L'homme arrive, attelle le buffle. Ils se mettent au travail
l'oiseau chante !
Le temps passe, le riz pousse, le buffle et l'homme patientent
l'oiseau chante !
Le riz est mûr. L'homme et le buffle se mettent au travail
l'oiseau chante !
Quand le riz est récolté, l'oiseau arrive et commence à picorer.
L'homme chasse l'oiseau :" Va-t-en toi qui n'a fait que chanter quand le buffle et moi avons tant travaillé !"
Mais le buffle protège l'oiseau car : " Par son chant, il a allégé notre peine et facilité notre travail,
il mérite donc lui aussi sa part de riz !"
D'après le conte " Le buffle et l'oiseau " de Catherine Zarcate
Un mail art comme je les aime de Isabelle, carton, pages de vieux dictionnaire, feutrines de couleur, avec un joli conte, texte totalement inconnu pour moi ....
Merci Isabelle .
mardi 5 avril 2016
vendredi 25 mars 2016
Reçu de Isabelle Obriot
Les petits Lapins, dans le bois,
Folâtrent sur l’herbe arrosée
Et, comme nous le vin d’Arbois,
Ils boivent la douce rosée.
Folâtrent sur l’herbe arrosée
Et, comme nous le vin d’Arbois,
Ils boivent la douce rosée.
Gris foncé, gris clair, soupe au lait,
Ces vagabonds, dont se dégage
Comme une odeur de serpolet,
Tiennent à peu près ce langage:
Ces vagabonds, dont se dégage
Comme une odeur de serpolet,
Tiennent à peu près ce langage:
Nous sommes les petits Lapins,
Gens étrangers à l’écriture
Et chaussés des seuls escarpins
Que nous a donnés la Nature.
Gens étrangers à l’écriture
Et chaussés des seuls escarpins
Que nous a donnés la Nature.
Près du chêne pyramidal
Nous menons les épithalames,
Et nous ne suivons pas Stendhal
Sur le terrain des vieilles dames.
Nous menons les épithalames,
Et nous ne suivons pas Stendhal
Sur le terrain des vieilles dames.
N’ayant pas lu Dostoïewski,
Nous conservons des airs peu rogues
Et certes, ce n’est pas nous qui
Nous piquons d’être psychologues.
Nous conservons des airs peu rogues
Et certes, ce n’est pas nous qui
Nous piquons d’être psychologues.
Exempts de fiel, mais non d’humour
Et fuyant les ennuis moroses,
Tout le temps nous faisons l’amour,
Comme un rosier fleurit ses roses.
Et fuyant les ennuis moroses,
Tout le temps nous faisons l’amour,
Comme un rosier fleurit ses roses.
Nous sommes les petits Lapins,
C’est le poil qui forme nos bottes,
Et, n’ayant pas de calepins,
Nous ne prenons jamais de notes.
C’est le poil qui forme nos bottes,
Et, n’ayant pas de calepins,
Nous ne prenons jamais de notes.
Nous ne cultivons guère Kant;
Son idéale turlutaine
Rarement nous attire. Quant
Au fabuliste La Fontaine,
Son idéale turlutaine
Rarement nous attire. Quant
Au fabuliste La Fontaine,
Il faut qu’on l’adore à genoux;
Mais nous préférons qu’on se taise,
Lorsque méchamment on veut nous
Raconter une pièce à thèse.
Mais nous préférons qu’on se taise,
Lorsque méchamment on veut nous
Raconter une pièce à thèse.
Étant des guerriers du vieux jeu,
Prêts à combattre pour Hélène,
Chez nous on fredonne assez peu
Les airs venus de Mitylène.
Prêts à combattre pour Hélène,
Chez nous on fredonne assez peu
Les airs venus de Mitylène.
Préférant les simples chansons
Qui ravissent les violettes,
Sans plus d’affaire, nous laissons
Les raffinements aux belettes.
Qui ravissent les violettes,
Sans plus d’affaire, nous laissons
Les raffinements aux belettes.
Ce ne sont pas les gazons verts
Ni les fleurs, dont jamais nous rîmes
Et, qui pis est, au bout des vers
Nous ne dédaignons pas les rimes.
Ni les fleurs, dont jamais nous rîmes
Et, qui pis est, au bout des vers
Nous ne dédaignons pas les rimes.
En dépit de Schopenhauer,
Ce cruel malade qui tousse,
Vivre et savourer le doux air
Nous semble une chose fort douce,
Ce cruel malade qui tousse,
Vivre et savourer le doux air
Nous semble une chose fort douce,
Et dans la bonne odeur des pins
Qu’on voit ombrageant ces clairières,
Nous sommes les tendres Lapins
Assis sur leurs petits derrières.
Qu’on voit ombrageant ces clairières,
Nous sommes les tendres Lapins
Assis sur leurs petits derrières.
Théodore de Banville Lapins
....
Merci Isabelle pour ces lapins, trois " petits culs blanc ", un peu ...littéraires, ne dédaignant pas les rimes.
mardi 1 mars 2016
jeudi 7 janvier 2016
Reçu de Isabelle Obriot
Merci Isabelle pour ces couleurs automnales et les souvenirs d'école avec Lucie Delarue-Mardrus ...
L’automne
On voit tout le temps, en automne,
Quelque chose qui vous étonne,
C’est une branche, tout à coup,
Qui s’effeuille dans votre cou.
Quelque chose qui vous étonne,
C’est une branche, tout à coup,
Qui s’effeuille dans votre cou.
C’est un petit arbre tout rouge,
Un, d’une autre couleur encor,
Et puis, partout, ces feuilles d’or
Qui tombent sans que rien ne bouge.
Un, d’une autre couleur encor,
Et puis, partout, ces feuilles d’or
Qui tombent sans que rien ne bouge.
Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.
mardi 10 novembre 2015
Pour Isabelle Obriot
"...
Race qui frappes et lapides,
Je te plains ! hommes, je vous plains !
Hélas ! je plains vos poings stupides,
D’affreux clous et de marteaux pleins !
Vous persécutez pêle-mêle
Le mal, le bien, la griffe et l’aile,
Chasseurs sans but, bourreaux sans yeux !
Vous clouez de vos mains mal sûres
Les hiboux au seuil des masures,
Et Christ sur la porte des cieux ! "
Hélas ! je plains vos poings stupides,
D’affreux clous et de marteaux pleins !
Vous persécutez pêle-mêle
Le mal, le bien, la griffe et l’aile,
Chasseurs sans but, bourreaux sans yeux !
Vous clouez de vos mains mal sûres
Les hiboux au seuil des masures,
Et Christ sur la porte des cieux ! "
Victor Hugo, Les Contemplations
lundi 26 octobre 2015
samedi 26 septembre 2015
Pour Isabelle Obriot
" Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront. "
Charles Baudelaire
Les différents appels d'Isabelle :
Les hiboux
La botanique
Et sa galerie sur les hiboux ici
samedi 24 avril 2010
dimanche 3 janvier 2010
Mail art pour Isabelle Obriot
dimanche 6 décembre 2009
286 - Mail art reçu de Isabelle Obriot
" On dirait ton regard d'une vapeur couvert;
Ton oeil mystérieux ( est-il bleu, gris ou vert ? )
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l'indolence et la paleur du ciel . "
Baudelaire " Spleen et idéal . "
Isabelle a différents appels en cours :
Les hiboux
Les ânes
La botanique
Les proverbes illustrés
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