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mardi 2 avril 2019

Mise en ligne des Mail Art reçu pour l'appel "Air"





 Le Service Culturel de l’Université de Rennes 2 vient de mettre en ligne tous les Mail Art reçus dans le cadre de l'appel " Air ".
Pour aller les consulter, cliquez sur le lien ci-dessous, page FB du Service Culturel.


Bonne visite et belle promenade chez les participants à ce bel appel

jeudi 8 novembre 2018

Pour l'université de Rennes 2


Sur l'aile du vent
légère et lointaine
l'hirondelle

" Libre comme l'air ", une nouvelle participation pour Rennes 2 
Aller voir ce qu'ils reçoivent sur leur Instagram, ici

vendredi 19 octobre 2018

Pour L'Université de Rennes 2




Escalier sans fin
en un songe de neige
paix cotonneuse

Maria D.

Une de mes réponses à l'appel "Air " de l'Université de Rennes 2
Appel toujours d'actualité, voir post ci-dessous ou ici

mardi 13 février 2018

Pour Ecole Publique de Pléguien, Enzo Igigabel


Vautours, fiers rapaces
Qui passent et repassent
Là-haut, tout là -haut
Sur les ailes du vent
Dans l’espace.


En bas, tout en bas
De guerre lasse,
La pie jacasse
Jalouse aux courtes ailes
Dépitée par tant de grâce !

De grâce, épargnez-nous !
Crient l’agneau et la brebis
Que terrassent
La terreur
Devant la mort qui passe

Mais les vautours,
Fiers rapaces
Leur font grâce
Seul le trépas de la tremblante race
Attirera leur bec vorace

Dépeceurs minutieux
Dépouillant les carcasses
Utiles charognards
Nettoyant les montagnes
Ecolos avant l’âge
Célébrons les vautours
Ces « Verts » en majesté
Que nul ne met en cage !



Marcek

mercredi 7 février 2018

Pour Ecole Publique de Pléguien, Goulwen Marchand



Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Charles Baudelaire

mercredi 24 janvier 2018

Pour Camille Le Guilleux


Comme un éléphant son ivoire,
J’ai en bouche un bien précieux.
Pourpre mort !.. J’achète ma gloire
Au prix des mots mélodieux.

Guillaume Apollinaire, Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée

lundi 22 janvier 2018

Pour Gisèle Cribaillet




La girafe et la girouette,
Vent du sud et vent de l’est,
Tendent leur cou vers l’alouette,
Vent du nord et vent de l’ouest.
 Toutes deux vivent près du ciel,
Vent du sud et vent de l’est,
À la hauteur des hirondelles,
Vent du nord et vent de l’ouest.

Et l’hirondelle pirouette,
Vent du sud et vent de l’est,
En été sur les girouettes,
Vent du nord et vent de l’ouest.
 L’hirondelle, fait, des paraphes,
Vent du sud et vent de l’est,
Tout l’hiver autour des girafes,
Vent du nord et vent de l’ouest.


Robert Desnos

jeudi 18 janvier 2018

vendredi 10 novembre 2017

mercredi 8 novembre 2017

Pour Thierry Cazals




Une rose seule, c'est toutes les roses
et celle-ci : l'irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.

Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle.

Rainer Maria Rilke

lundi 6 novembre 2017

Pour Marie Christine de Grave



La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur

Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !



Charles Baudelaire

mardi 24 octobre 2017

Pour Marcelle Simon


Je vous salue, ô roses, étoiles solennelles !
Roses, roses joyaux vivants de l’infini,
bouches, seins, vagues âmes parfumées,
larmes, baisers! grains et pollen de lune,
ô doux lotus sur les étangs de l’âme,
je vous salue, étoiles solennelles !

Frederico Garcia Lorca