dimanche 25 octobre 2015

Reçu de Jean Paul Podevin



" Ô mes frères, voici le beau temps des vacances !
Le mois d'août, appelé par dix mois d'espérances !
De bien loin votre aîné ; je ne puis oublier
Août et ses jeux riants ; alors, pauvre écolier,
Je veux voir mon pays, notre petit domaine ;
Et toujours le mois d'août au logis nous ramène,
Tant un coeur qui nourrit un regret insensé,
Un coeur tendre s'abuse et vit dans le passé !
Voici le beau mois d'août : en courses, camarades !
La chasse le matin, et le soir les baignades !
Vraiment, pour une année, à peine nos parents
Nous ont-ils reconnus : vous si forts et si grands,
Moi courbé, moi pensif - Ô changements contraires !
La jeunesse vous cherche, elle me fuit, mes frères ;
Gaîment vous dépensez vos jours sans les compter,
Econome du temps je voudrais l'arrêter. -
Mais aux pierres du quai déjà la mer est haute :
Toi, mon plus jeune frère, allons ! gagnons la côte ;
En chemin par les blés tu liras tes leçons,
Ou bien tu cueilleras des mûres aux buissons.
Hâtons-nous ! le soleil nous brûle sur ces roches ! -
Ne sens-tu pas d'ici les vagues toutes proches ?
Et la mer ! l'entends-tu ? Vois-tu tous ces pêcheurs ?
N'entends-tu pas les cris et les bras des nageurs ?
Ah ! rendez-moi la mer et les bruits du rivage :
C'est là que s'éveilla mon enfance sauvage ;
Dans ces flots, orageux comme mon avenir,
Se reflètent ma vie et tout mon souvenir !
La mer ! J'aime la mer mugissante et houleuse,
Ou, comme en un bassin une liqueur huileuse,
La mer calme et d'argent ! Sur ses flancs écumeux
Quel plaisir de descendre et de bondir comme eux,
Ou, mollement bercé, retenant son haleine,
De céder comme une algue au flux qui vous entraîne !
Alors on ne voit plus que l'onde et que les cieux,
Les nuages dorés passant silencieux,
Et les oiseaux de mer, tous allongeant la tête
Et jetant un cri sourd en signe de tempête
"...

Avec un extrait du poème d'Auguste Brizeux " Au mois d'Août ", que je n'ai pas mis en entier

Merci Jean Paul, un de ses ses appels :

Reçu de Corinne Parchantour






" Les cornes dressées
l'escargot glisse lentement
traces brillantes "

Corinne Parchantour

Merci Corinne (alias Lysemartin) pour ce très bel haïga, poétique et coloré
Le haïku est superbe 

Corinne à plusieurs appels et galeries en cours, en voici un :

samedi 24 octobre 2015

Pour Stéphane Le Pessot



" L’aventure est d’abord humaine
Océan de vie, océan de paix
L’aventure est d’abord humaine
Cris de temps passé aux lisières des prés
L’aventure est d’abord humaine
Comme tous les solstices qui ont précédé
L’aventure est d’abord humaine
Fleuve d’harmonie, fleuve d’éternité
..."

Winston Perez

Reçu de Richard Baudet


" Seules les traces font rêver "

René Char

J'ajouterais, comme Jean Giraudoux :
" Nos traces en ce monde sont les plus lourdes, là où nos pas furent les plus légers."

Merci Richard pour cette participation.
Appel en cours de Richard : Fiat Lux
Sa galerie est ici

Reçu de Thérèse Waryn

Cliquez sur l'image pour lire le poème
De la poésie, encore et toujours : Jules Beaulac, poète et homme d'église québecois ...

Merci Thérèse pour cette découverte.

Le blog de thérèse, " Chez Mizou", est accessible dans la blog roll également

Ses appels

*vaches rigolotes *
* mains *

* enseignes en fer forgé *

*ou tout autre à votre choix *

vendredi 23 octobre 2015

Pour Dani


"Aux livres de chevet, livres de l’art serein,
Obermann et Genlis, Ver-vert et le Lutrin,
Blasé de nouveauté grisâtre et saugrenue,
J’espère, la vieillesse étant enfin venue,
Ajouter le Traité du Docteur Venetti.
..."

Arthur Rimbaud   Album Zutique

Pour Roberto Scala


" ...
J’étais, je suis né pour plaire aux nobles âmes,
Pour les consoler un peu d’un monde impur,
Cimier d’or chanteur et tunique de flammes,
Moi le Chevalier qui saigne sur azur,
..."

Paul Verlaine  Adieu

jeudi 22 octobre 2015

Pour Jaromir Svozilik


" Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain.
...
 Et pendant quelques instants je m’obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l’irrésistible Indifférence s’abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu’ils ne l’étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères."

Charles Baudelaire   Petits poèmes en prose, Chacun sa chimère

Pour Klaus Pinter


" suspendre des mots dans une pièce - un poème pièce "


 George Brecht

mercredi 21 octobre 2015

Reçu de Esther Kamkar



Esther est une poétesse née en Iran et vivant aux États-Unis, en Californie.

""Esther Kamkar's poetry is as changing as the ocean, as passionate as a pomegranate tree in blossom, as deep and clear as a pool in a mountain stream. Her poems are lovingly crafted, utterly honest, full of evocative imagery and awakenings that bounce around in our consciousness – to be enjoyed again and again, like a favorite book or work of art. Esther Kamkar's wish? That her words may inspire you and speak to your own poetic and artistic voice. Go ahead, immerse yourself and enjoy."
 John Waterman - 2005

Thanks so lot Esther

Le site de Esther est ici

Reçu du Zine Stardust Memories





Merci Marc de Hay et pour les voeux de réussite

Plus d'infos sur Stardust Memories Zine ici

Reçu de Ursu

 Ursu a frappé fort, avec une " boîte " de poèmes et des documents passionnants avec des fac similé de documents sur les Fleurs du Mal





 Un magnifique haïku de Ryokan



Un grand classique de Rimbaud, Voyelles, que j'ai aussi illustré sur mon blog Arts Galeries


 Celui-ci serait-il de toi Jean Paul ?


Et encore Rimbaud avec Ma Bohême, superbe

Merci Jean Paul pour ce recueil/boîte, varié, qui doit te ressembler quelque part ...

 Et l'accueil de son blog ici