jeudi 5 novembre 2015
Reçu de Pal Csaba
Poésie visuelle, de Hongrie, mail art sur carton ...
" Tout proche de l’interlocuteur
et pourtant loin, l’esprit ailleurs,
comme en un voyage m’évadant,
je suis là, présent et absent,
hochant la tête de temps en temps.
et pourtant loin, l’esprit ailleurs,
comme en un voyage m’évadant,
je suis là, présent et absent,
hochant la tête de temps en temps.
..."
Esther Granek Ballades et réflexions à ma façon
Thanks Pal
Allez voir son site, c'est en hongrois, mais il y a de très belles choses, c'est ici
mercredi 4 novembre 2015
Pour Nanou Pradel
Les Saltimbanques
" Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises.
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises.
Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe.
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe.
Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L’ours et le singe, animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage."
Des tambours, des cerceaux dorés
L’ours et le singe, animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage."
Guillaume Apollinaire Alcools
Pour l'appel de Nanou sur le cirque ...
Reçu de Maho
A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choir !
O vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choir !
O vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Pierre de Ronsard Odes,I,17
Merci Maho pour cette belle réalisation, Ronsard associé à Fragonard ....
mardi 3 novembre 2015
lundi 2 novembre 2015
Reçu de Marie Bernadette Dupont
Cliquez sur l'image pour voir la strophe en italique calligraphiée
" Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
..."
Charles Baudelaire L'horloge
Charles Baudelaire L'horloge
Merci Marie Bernadette pour ce M.A.
Reçu de Guillaume Langou
" Il lui disait: -Vois-tu, si tous deux nous pouvions,
-L'âme pleine de foi, le coeur plein de rayons,
-Ivres de douce extase et de mélancolie,
-Rompre les mille noeuds dont la ville nous lie;
-Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,
-Nous fuirions; nous irions quelque part, n'importe où,
-Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses,
-Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses;
-Une maison petite avec des fleurs, un peu
-De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
-La chanson d'un oiseau qui sur le toit se pose,
-De l'ombre; -- et quel besoin avons-nous d'autre chose?- "
-L'âme pleine de foi, le coeur plein de rayons,
-Ivres de douce extase et de mélancolie,
-Rompre les mille noeuds dont la ville nous lie;
-Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,
-Nous fuirions; nous irions quelque part, n'importe où,
-Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses,
-Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses;
-Une maison petite avec des fleurs, un peu
-De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
-La chanson d'un oiseau qui sur le toit se pose,
-De l'ombre; -- et quel besoin avons-nous d'autre chose?- "
Victor Hugo Les Contemplations L'âme en fleur
Merci pour ce très bel envoi Guillaume, avec ce magnifique poème du grand Hugo ...et la joie possible des plaisirs simples.
Guillaume à un très joli blog consacré à l'art postal :
dimanche 1 novembre 2015
Pour Charlotte Keraudren
"...
Dans les abimes de la nuit
Sur l’incertitude des heures
Quand le soir se sait promis
Aux égarements des douleurs
Sur l’incertitude des heures
Quand le soir se sait promis
Aux égarements des douleurs
Quand la colère des flots fume
Et qu’elle déchire les récifs
Que des écharpes de brumes
S’enroulent à son corps massif
Et qu’elle déchire les récifs
Que des écharpes de brumes
S’enroulent à son corps massif
Il tend son flanc souverain
Aux torpeurs enivrantes
Affilé par les embruns
Et leurs étreintes conquérantes
Aux torpeurs enivrantes
Affilé par les embruns
Et leurs étreintes conquérantes
..."
Didier Venturini Le Phare
Charlotte aime les phares, alors, histoire de faire connaissance ...
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